2014-11-04

La saison du tracteur

Voulant faire plaisir à Petit Biscuit pour son anniversaire, j’ai cuisiné un gâteau spécial représentant une de ses passions: le tracteur.


J’ai d’abord trouvé une photo d’un magnifique (!!!) John Deere agricole dans une revue, dont je me suis servie comme plan directeur. J’ai ensuite fait cuire une recette de gâteau au zucchini et chocolat dans un moule de format carré et quatre cupcakes. Une fois refroidi et congelé, j’ai découpé mes morceaux et fait le montage du tracteur. Ne cherchez pas de plan, il n’y en a pas. Je suis allée au «feeling», mais pour vous donner une idée, ça ressemblait à ça :



J’ai ensuite préparé mon glaçage, le classique à la vanille de Ricardo que j’utilise très souvent car il est beau, bon et facile à travailler. J’ai mélangé les différentes couleurs avec du colorant alimentaire en gel et j’ai appliqué à la spatule sur mon gâteau. Les détails ont été faits avec une poche et une douille à pointe ronde.






Le glaçage n’est pas aussi lisse que je l’aurais voulu et je trouve que les détails manquent de précision. Mais, pour le principal intéressé, ça n’avait aucune importance. Il a découvert son gâteau dès le matin en allant chercher son verre de lait, et, à voir le nombre de fois où la porte du frigo s’est ré-ouverte mystérieusement durant la journée pour jeter un coup d’œil au tracteur, il était plus que satisfait du résultat. Ça a été plutôt difficile pour lui de patienter jusqu’au souper!
Pour ce qui est du goût, il était excellent! Petit Biscuit a tout de suite jeté son dévolu sur une grosse roue, qu’il a mangé au complet. Son papi, qui se satisfait habituellement d’une toute petite tranche de dessert, en a mangé 3 parts. Le reste des invités aussi d’ailleurs!


2014-10-31

Les chemises de Jérôme

Jérôme, c’est mon collègue. C’est avec lui que je bois à l’occasion mon café le matin en arrivant au bureau. Je lui sers aussi de testeuse officielle pour ses expériences culinaires de smooties. Je donne mon avis sur ses mélanges, même ceux qui sont d’un gris douteux (je n’ai vraiment peur de rien). 

Un matin, nous avons changé nos habitudes et nous sommes plutôt allés à la pêche, dans la valise de sa voiture. Sous une pile de sacs de terre et autres objets hétéroclites, il m’a attrapé un sac de chemises usagées qu’il destinait à la boîte de vêtements à donner. Bref, un trésor pour une Vanille qui cherchait justement de l’inspiration pour un cadeau de jolie princesse toute neuve. (J’adore les garçons qui portent des chemises roses… surtout quand ils s’en débarrassent!)

De la rencontre des chemises roses de Jérôme, auxquelles j’ai assorti une autre chemise récupérée noire à rayures,  et d’un patron du livre Amy Butler's little stitches for little ones est né une robe de fillette avec culotte assortie.











Tiens, c'est drôle! En écrivant ce texte, je me rends compte que mes collègues de travail sont pour moi une source infinie de matière première, d’idées et d’apprentissages. Que ce soit Jérôme, qui me fournit en chemises usagées, Gaétan, qui m’apporte tissus, morceaux de bois, et autres trucs de bricolage qu’il ramasse dans son sous-sol, Sylvie, qui m’a appris les rudiments du crochet pour réaliser ma première couverture de bébé, Gaël, qui m’a enrôlé dans son projet de conte de noël, Diane, qui me partage des trucs de couture et qui m’a offert la «bible» de points de tricot dont je me sers régulièrement, Line, qui me prête ses broches à tricoter format géant, Isabelle qui m’apporte des vieilles revues de techniques de peinture… Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer le potentiel artistique des gens, on en trouve partout, même où on s’y attend le moins. Qui aurait cru qu’un centre financier recelait autant d’inspiration!

2014-09-29

La fois où...

Une histoire d'horreur, ça vous tente?
Laissez-moi vous raconter la fois où j'ai décidé de tricoter avec mes bras. Et, quand je dis bras, je veux vraiment dire se servir de ses bras comme aiguilles à tricoter. J'étais curieuse d'essayer cette technique sans aiguille à tricoter, que j'ai vu un peu partout sur des blogs, et qui donnait un résultat assez intéressant.

L'histoire commence donc un soir, où, après avoir acheté une grosse pelote de laine "Super Bulky" et étudié ce tutoriel, j'ai décidé de me lancer. La technique était plutôt facile, et la réalisation ne m'a pris que 2 heures, le temps d'écouter un film avec mon amoureux. Au générique, il ne me restait plus qu'à faire la couture de finition.

Bref, un projet vite fait, bien fait.

Le résultat final était assez bien, du moins, je le pensais jusqu'à ce que je l'enroule autour de mon cou.

Horreur! 
Quel affreuse vision dans le miroir!

Je ne sais pas si c'est la faute à la laine trop colorée, ou parce que j'ai des poignets de géante, mais j'avais l'air d'avoir un filet de pêche autour du cou, un paquet de mailles lâches très peu intéressant. 
Déception.

Je ne vous montre pas de photo. Croyez-moi, vous ne voulez pas voir ça.
De toute façon, aussitôt essayé devant le miroir, aussitôt défait.
Merci, bonsoir.

Je me suis donc retrouvée à mon point de départ, une belle grosse balle de laine "Super Bulky" sur les genoux, d'un mélange de couleurs vraiment sympathique mais en panne d'idée pour en faire quelque chose de beau.

J'ai parlé à une collègue de mon histoire. Elle a rit. Elle a sympathisé. Elle a offert de me prêter des aiguilles à tricoter géantes, de la grosseur de mes index (des no14, je crois).

Avec ces aiguilles, j'ai tricoté toute la balle de laine encore une fois, une maille à l'envers, une maille à l'endroit. 

À la fin, j'ai obtenu un foulard circulaire bien chaud et bien douillet, parfait pour les froides soirées d'hiver.

J'aime les histoires d'horreur qui finissent bien. 
Voyez plutôt:



Laine "Super Bulky", Walmart.


Coucou, c'est moi!

Sympa, non?

2014-09-10

Pantalon-short

Avec le beau résultat que j'ai obtenu pour la fabrication du pantacourt pour petit garçon dont je vous ai parlé ici, je n'ai pas tardé à récidiver en en cousant un deuxième pour Petit Biscuit, encore une fois réalisé à l'aide du livre  «Mes carnets de couture - Basiques pour bébé», modèle Pantacourt, taille 2 ans.

Cette fois-ci, j'ai utilisé une vieille chemise à carreaux d'un coton assez léger, parfait pour les chaudes températures et qui sèche rapidement (idéal pour un petit garçon qui adore jouer dans l'eau!).

Aucune modification au patron, je me suis contentée de suivre les instructions à la lettre, pour un résultat qui me satisfait pleinement. Simple, confortable et des poches assez grandes pour y entreposer des trésors, que demander de plus à un modèle de pantalon-short pour petit bonhomme partant à l'aventure? :) 





2014-08-08

Moi, beau!

Exactement ce que Petit Biscuit m'a dit quand il a porté pour la première fois les vêtements que je lui ai cousus.  La récompense valait donc amplement le travail que j'y ai mis. Il s'est même prêté à la séance photo, et a posé comme un pro devant sa maman photographe!


Les modèles ont été réalisés à l'aide du livre  «Mes carnets de couture - Basiques pour bébé», modèle Pantacourt et Chemisette, taille 2 ans. Tout à fait la bonne grandeur pour mon petit bonhomme de bientôt 2 ans.


 La chemisette a été réalisée dans une chemise de mon frère et le pantalon-short, dans un pantalon de la copine d'un collègue. Joli, et économique! 

Détail des poches, qui sont parfaites pour entreposer les roches que Petit Biscuit ramasse un peu partout.


 


J'étais un peu sceptique pour la chemise, puisque le corps et les manches sont découpés dans un même morceau. Je n'étais pas certaine que le rendu serait joli, mais finalement, le résultat me plait bien.



Les boutons, récupération aussi, de la même chemise que le tissu.


J'aime beaucoup fabriquer des vêtements d'enfants, ça me permet de réutiliser de vieux vêtements. Je sais, je sais... je suis un peu obsédée par la réutilisation, la récupération et tout le tralala. Mais, que voulez-vous! Offrir une deuxième vie à un vieux morceau de linge, c'est un bonheur!


2014-07-29

Multiplication


Un soir de pluie, j'ai commencé la confection d'une bavette de bébé pour faire un petit cadeau à une amie pour la naissance de sa fille. Un projet tout simple, qui s'est multiplié rapidement car une fois sur ma lancée, je n'étais plus capable de m'arrêter! 




J'ai donc cousu une jolie pile de bavettes, que j'ai rangé en prévision de futures naissances dans mon entourage... et mon entourage a dû se sentir interpelé, car j'ai eu tellement d'annonce dernièrement, la pile est déjà presque écoulée!

Patron maison. Tissu: Toile cirée, et verso en ratine blanche, JM Textiles

Tissu: Coton animaux et verso en ratine blanche, JM Textiles

Tissu: Coton (stock perso), et verso en ratine blanche, JM Textiles




2014-06-14

La robe noire

Presque chaque fois où j'ai essayé de me coudre un vêtement pour moi, ça n'a pas donné de beaux résultats... Trop petit, trop grand, demanderait des ajustements que je ne suis pas capable de faire, le résultat final ne me va pas du tout, gaspillage de tissus qui coûte cher... Bref, je préfère habituellement me lancer dans des projets moins hasardeux.

Ce printemps, toutes les conditions se sont trouvées réunies pour que fasse un autre essai:
Un mariage se pointait à l'horizon et je n'avais rien (!!!) à me mettre sur le dos.
J'avais acheté, il y a quelque temps, le livre The BurdaStyle Sewing Handbook, afin d'essayer de comprendre la couture pour femme et qu'un jour, je puisse me faire des vêtements qui me vont.
J'avais repéré, dans ce même livre, un modèle de robe qui avait un bon potentiel, bien que je trouvais le col à froufrous particulièrement laid....
Mon collègue de travail m'avait apporté quelques mètres de tissu venant de sa grand-mère et qui trainaient chez lui, d'un beau noir à petits pois blanc que je voyais tout à fait en robe. (D'ailleurs, il m'a apporté plusieurs coupons intéressants... c'est vraiment un plaisir de le débarrasser de tous ces vieux tissus qui ne lui servent à rien et d'y découvrir des trésors pour moi.  Merci Gaétan!!!!!)

Je me suis donc lancée, patiemment, dans la lecture de ce livre. Je me suis mesurée attentivement, j'ai recopié les patrons correspondant à ma taille, j'ai modifié le col en me croisant les doigts pour que ça fonctionne, j'ai suivi toutes les instructions, et j'ai cousu la robe, peu à peu, en faisant des essayages à presque toutes les étapes pour voir si le tout avait du sens.

Je n'ai rien compris aux explications pour la pose de la fermeture-éclair invisible mais heureusement, grâce à un tutoriel sur Youtube, j'ai pu démystifier le tout (Vive «les Internets» où on peut trouver n'importe quoi!!!).

Au dernier essayage avant l'étape finale, je me suis rendue compte que le buste était beaucoup trop large, ça baillait sous les bras. J'en aurais pleuré. J'ai repris le livre, relu des passages, dormi là-dessus pour essayer de trouver la solution. Le lendemain, la tête reposée, j'ai enfilé la robe à l'envers et épinglé le surplus pour essayer d'ajuster le tout. J'ai recousu sur les nouvelles lignes ainsi tracées et j'ai réenfilé la robe en retenant mon souffle... Soulagement! Fierté! Ça tombait maintenant parfaitement!

Vous voulez voir?




Le col modifié. Simple mais efficace.


La fermeture-éclair invisible. Plutôt pas mal, considérant que
je n'avais même pas le pied de machine qui sert à ça.


J'ai porté cette robe à plusieurs reprises depuis sa confection et à chaque fois, j'ai reçu de beaux compliments. Ça c'est encourageant! Je suis extrêmement heureuse du résultat et j'ai bien l'intention d'en faire d'autres sur le même principe. D'ailleurs, j'ai eu la bonne idée de reporter mes ajustements sous les bras sur le patron, alors la prochaine fois, ça devrait tomber parfaitement du premier coup.